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14 novembre 2025

Collagène : mythe, mode ou véritable allié de la peau ?

Le collagène est partout. Dans les crèmes, dans les gélules, dans les poudres à diluer chaque matin. On le promet repulpant, lissant, presque capable de ralentir le temps. Mais derrière cet engouement massif, une question demeure : le collagène agit-il vraiment sur la peau, et surtout, faut-il l’appliquer… ou le boire ? Avant de trancher, encore faut-il comprendre de quoi l’on parle.

Le collagène est une protéine essentielle. C’est même la plus abondante de notre peau. Il constitue près de 75 % de la structure du derme et agit comme une charpente invisible, garantissant fermeté, élasticité et résistance cutanée. Sans lui, la peau perd sa tenue, se relâche et se marque plus facilement.

Le problème n’est pas son absence, mais son ralentissement. Dès l’âge de 25 ans, la production naturelle de collagène diminue progressivement, d’environ 1 % par an. Un phénomène normal, universel, qui s’installe lentement et sans rupture brutale. Ce sont ces années silencieuses qui, peu à peu, fragilisent les fibres de soutien et modifient la texture de la peau. La question n’est donc pas de “rajouter” du collagène à tout prix, mais de savoir comment accompagner intelligemment ce processus naturel.

C’est là que les crèmes entrent en scène. Longtemps, le collagène topique a été présenté comme une réponse directe au vieillissement cutané. En réalité, les molécules de collagène utilisées dans les soins sont, pour la plupart, trop volumineuses pour traverser la barrière cutanée. Elles restent en surface, où elles forment un film protecteur et hydratant. La peau paraît plus souple, plus lisse, parfois plus rebondie. L’effet est réel, mais il est cosmétique, non structurel.

Autrement dit, le collagène en crème fait du bien à la peau, mais pas à sa structure profonde. Il améliore le confort, la texture, l’apparence immédiate, ce qui n’est pas rien, sans pour autant agir directement sur la production naturelle de collagène du derme.

Certaines formules plus avancées intègrent aujourd’hui des peptides de collagène, plus petits, capables d’envoyer des signaux aux cellules du derme. Leur action reste mesurée, mais plus pertinente qu’un collagène classique. On parle alors d’un soutien léger et indirect, jamais d’un effet réparateur profond.

C’est précisément cette limite du topique qui a poussé la recherche à s’intéresser au collagène par voie orale. Car une fois hydrolysé, le collagène se transforme en peptides de petite taille, capables d’être absorbés par l’intestin, de passer dans la circulation sanguine et d’atteindre la peau. Ces peptides ne deviennent pas du collagène “clé en main”, mais agissent comme des messagers, stimulant les fibroblastes, ces cellules chargées de produire le collagène, l’élastine et l’acide hyaluronique.

Les études disponibles sont claires sur un point : seuls les collagènes hydrolysés, aussi appelés peptides de collagène, présentent un intérêt démontré. Le collagène natif, qu’il soit appliqué ou ingéré, est trop peu assimilable pour avoir un impact significatif. Avec les bonnes formes, en revanche, les résultats existent. Ils sont progressifs, visibles après huit à douze semaines d’utilisation régulière, pour des apports compris entre 2,5 et 10 grammes par jour. On ne parle pas de métamorphose spectaculaire, mais d’un soutien réel, mesuré, qui s’inscrit dans la durée.

Reste alors la question de la source. Marin, bovin, végétal : les mots abondent, parfois au détriment de la clarté. Le collagène marin est aujourd’hui le plus plébiscité en cosmétique et en nutricosmétique. Issu de poissons, il est naturellement riche en collagène de type I, le plus présent dans la peau humaine. Sa biodisponibilité est bonne et ses effets sur la fermeté cutanée et l’aspect des rides sont bien documentés.

Le collagène bovin, souvent moins valorisé, n’est pas moins intéressant. Il contient à la fois des collagènes de type I et III, utiles pour la peau mais aussi pour les tissus conjonctifs. Lorsqu’il est correctement hydrolysé, il offre une efficacité comparable, avec un positionnement souvent plus accessible.

Quant au collagène dit “végétal”, il mérite d’être remis à sa place. Les plantes ne produisent pas de collagène. Ce que l’on trouve sous cette appellation regroupe en réalité des actifs capables de soutenir la synthèse endogène, comme la vitamine C, le silicium ou certains acides aminés. Ces ingrédients ont un intérêt réel dans une approche globale, mais ne remplacent pas des peptides de collagène d’origine animale.

Choisir un collagène pertinent suppose donc de regarder au-delà des promesses. La forme hydrolysée, la source, la présence de cofacteurs comme la vitamine C, ainsi que la régularité de la prise sont bien plus déterminantes que le discours marketing. La patience aussi : le collagène n’agit pas dans l’urgence, mais dans la continuité.

Alors, mythe ou réalité ? Ni l’un ni l’autre. Le collagène n’est pas une solution miracle, mais il n’est pas non plus un simple effet de mode. Bien choisi, il peut accompagner la peau de l’intérieur, soutenir sa structure et ralentir certains signes visibles du temps. À condition de le considérer comme un allié, jamais comme un raccourci.

Car au fond, la beauté de la peau ne repose pas sur un seul actif. Elle se construit dans l’équilibre : des soins bien formulés, une peau stimulée, une hygiène de vie cohérente et, surtout, une compréhension éclairée de ce que l’on applique… ou de ce que l’on choisit de boire.

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